1- Quels sont les facteurs qui entrent en jeu dans
la production ?
Trois facteurs sont à
considérer :
- les ressources
naturelles (facteur naturel)
- la main-d'œuvre
(facteur travail)
- les capitaux (facteur
capital)
2- Que recouvre le concept de flexibilité du travail
?
Ce concepts désigne une
aptitude au changement, une capacité d'adapter de façon efficiente le travail
des individus aux aléas économiques et sociaux.
On peut assimiler la
flexibilité à deux phénomènes sensiblement différents, l'un quantitatif,
l'autre qualitatif.
a- La flexibilité quantitative
Elle concerne le nombre
d'heures de travail dont l'entreprise dispose pour faire face à ses besoins de
production.
Afin de permettre la
flexibilité du nombre d'heures travaillées, l'entreprise aura recours au
travail temporaire, à la sous-traitance et aux diverses formes particulières
d'emploi.
b- La flexibilité qualitative
Il s'agit de faire face
aux changements (qualitatifs) des exigences et préférences de la clientèle. Il
faut être capable de produire rapidement et à coûts compétitifs des produits
dont la durée de vie et les quantités ne cessent de diminuer. la réponse apportée
par les entreprise est celle de "l'atelier flexible". Des engins
automatisés et adaptables (robots) sont "pilotés" par ordinateurs
interposés.
3- Quelle est la logique "fordiste" concernant
l'emploi ?
Ford est le fondateur,
aux États-Unis, de l'entreprise automobile Ford.
Sa théorie est fortement
imprégnée des idées des économistes de l'école classique :
- la baisse du prix des
produits élargit leur marché;
- la hausse de la productivité permise par le
progrès technique permet de mieux rémunérer les employés;
- l'investissement permet
de créer de nouveaux emplois.
4- Qu'appelle-t-on "théorie du capital humain"
?
La théorie du capital
humain prend pour base l'important développement de la demande d'éducation, à
partir des années 50. On considère que les individus ont le désir d'investir en
eux-mêmes par l'acquisition de connaissances.
Les dépenses occasionnées
par l'acquisition de ce "capital humain" seront rentabilisées dans le
futur par une meilleure rémunération.
Toutefois, si jamais il y
a sur le marché plus de demandes d'emploi que d'offres, avec des demandeurs
ayant constitué un "stock de capital humain", ces derniers se verront
contraints à accepter des emplois moins qualifiés que ceux que leur permettrait
d'assumer leur formation.
C'est la situation que
l'on rencontre actuellement dans les pays de l'OCDE.
5- Qu'est-ce-que la théorie de la recherche d'emploi
(job search) ?
Cette théorie cherche à
donner une explication à l'existence simultanée de chômage et d'offres
d'emplois non satisfaites.
Selon cette théorie, un
travailleur peut abandonner son emploi afin de se consacrer entièrement à la
recherche d'un emploi en meilleure adéquation avec ses désirs.
Il va de soi qu'en
période de crise économique cette théorie semble marginale et ne concerne que
des métiers non touchés par récession.
6- Que représente la "théorie de la segmentation"
?
Cette théorie tente de
donner une explication aux phénomènes discriminatoires dont sont victimes
certaines minorités quant aux rémunérations et aux taux de chômage (études
réalisées aux USA sur les minorités ethniques, les femmes).
La théorie de la
segmentation considère que le marché du travail est composé de deux secteurs :
- un
secteur "primaire"
comprend les emplois les mieux payés, les plus stables, d'importants avantages
sociaux, des profils de carrière intéressants...
- un
secteur "secondaire"
caractérisé par des emplois mal rémunérés, une grande précarité de l'emploi,
une faible qualification, de faibles perspectives de promotion...
Les emplois dits
"secondaires" sont plus particulièrement occupés par des immigrés,
des jeunes, des femmes, les travailleurs des entreprises sous-traitantes...
La segmentation du marché
du travail apparaîtrait comme un outil de flexibilité au service des
entreprises : le secteur primaire assumerait la stabilité de la production et
le secteur primaire la flexibilité nécessaire à la réduction des coûts.
C'est une des réponses,
avec la délocalisation et l'automatisation, qu'apportent les entreprises à la
crise du fordisme.