LA MASSE MONÉTAIRE ET SES CONTREPARTIES

 

 

A. Les contreparties de la masse monétaire.
B. Chacun de ces postes correspond à uné logique de création monétaire particulière.

Le candidat doit se poser la question suivante: que signifie le terme contrepartie ? Il devra donc montrer que cette notioil se rapporte à l'opération réelle symétrique de chaque cas de création monétaire.

Ainsi, l'introduction de cette question peut mettre en évidence ce qu'est la monnaie par l'énoncé des fonctions que la théorie économique lui confère de manière habituelle.


Il appartiendra au candidat de montrer sa connaissance globale des principaux agrégats:

— M 1: tous les moyens de paiement émis par les établissements de crédit et le Trésor;

— M2: M 1 + les placements à vue rémunérés gérés par les établissements de crédit et le Trésor;

— M3: M2 + les placements à terme non négociables, tous les dépôts en devises et les titres d~l marché monétaire émis par les établissements de crédit. L'agrégat M3 représente la masse monétaire;

— L: M3 + l'épargne contractuelle gérée par les établissements de crédit et les titres du marché monétaire émis par les agents non bancaires.

A. Les contreparties de la masse monétaire.

Traditionnellement on distingue deux types de créances, celles sur l'extérieur et celles sur les agents « résidents non financiers » qui constituent les contreparties de M3.

  1. Créances sur l'extérieur.

Le stock de devises détenues par la banque de France et les banques de second rang correspond à des créances sur l'étranger.

La répartition de cet avoir est à relier aux politiques d'accord monétaire que les pouvoirs publics peuvent mettre en pratique, particulièrement dans le cadre européen.

    Fin 1987 ce montant était de 73,8 milliards.

  2. Créances internes.

Le systéme bancaire détient des créances sur les agents économiques (entreprises et ménages), et sur l'État.

    On trouve dans ces deux soldes la même subdivision, une ligne crédits, une ligne titres.

Les créances sur les entreprises représentent l'ensemble des crédits accordés, que ce soit pour leurs besoins de trésorerie ou pour financer des investissements, celles sur les ménages constituent les prêts à la consommation ou au logement.

Les pouvoirs publics peuvent jouer sur ce solde pour contrôler le montant du crédit dans l'économie. Fin 1987, ce montant était de 4 552,3 milliards.

Dans l'analyse des contreparties, l'état est considéré comme un agent non financier auquel le système bancaire (Trésor, Banque de France, banques) accorde des crédits. Fin 1987 ce montant était de 694,7 milliards.

Depuis 1982 on assiste à une profonde modification de ce poste parce que les politiques budgétaires menées visent à réduire le taux des prélèvements obligatoires, et surtout parce que la gestion du déficit s'oriente vers un financement par émission de titres publics.

 

 

B. Chacun de ces postes correspond à uné logique de création monétaire particulière.

Le candidat doit montrer ici que la création monétaire se concrétise par octroi de crédit du système bancaire à l'étranger, à l'économie, à l'État.

  1. Créance sur l'étranger.

    ()n suppose pour simplifier qu'il s'agit d'une relation « importation-exportation ».

Le pays est excédentaire (X-M positif), le reste du monde emprunte au pôle des banques la somme nécessaire au règlement de son déficit envers ce pays, soit L.

2. Créance sur l'État. On suppose ici que l'État clemande au pôle bancaire de financer le déficit budgétaire, soit D.

3. Créance sur l'économie

On suppose que la créance sur l'économie se résume à un crédit accordé aux entreprises, à un financement F.

Ainsi, si S est le montant de l'épargne des particuliers, on peut écrire :

F + D + L = S

Cette égalité reflète à la fois l'équivalence globale en terme de stockls entre M3 et ses contreparties, mais aussi en termes de flux.