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Ski Horizon
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Apple Education
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Bac philo
Bac L
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Juin 2002
Connaissons-nous
mieux le présent que le passé ?
Sans l'art, parlerait-on de beauté ?
Texte
de Malebranche
La liberté de chacun s'arrête-telle
seulement là où commence celle d'autrui ?
Une société sans travail est-elle souhaitable
?
La beauté est-elle intemporelle ?
Un désir peut-il être coupable ?
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Septembre 2002
Le langage n'est-il qu'un outil ?
Le meilleur des gouvernements est-il celui qui gouverne
le moins ?
La singularité des événements historiques
s'oppose-t-elle à leur explication ?
La rigueur d'un raisonnement suffit-elle pour garantir la
vérité ?
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Juin 2001 La
question "qui suis-je" admet-elle une réponse
exacte ?
Tout pouvoir s'accompagne-t-il de violence ?
|
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Septembre 2001
Des cultures différentes font-elles des humanités
différentes ?
N'exprime-t-on que ce dont on a conscience ?
Exiger l'obéissance, est-ce nécessairement
porter atteinte à la liberté ?
Prétendre distinguer l'homme de l'animal, est-ce
légitime ?
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Juin 2000
La mémoire suffit-elle à l'historien ?
L'exigence de justice et l'exigence de liberté
sont-elles séparables ?
Est-il raisonnable de donner un sens un tout ?
La politique est-elle l'affaire de tous ?
N'y a-t-il de bonheur que dans l'instant ?
La liberté d'expression est-elle nécessaire
à la liberté de penser ?
L'irrationalité n'est-elle qu'une faiblesse de l'esprit
?
Qu'attendons-nous pour être heureux ?
Faut-il dire la science ou les sciences
?
Un pouvoir qui use de violence est-il un pouvoir fort ?
Peut-on tout exprimer ?
Les différences sont-elles des inégalités
?
A quelles conditions peut-on contester la loi ?
Pour bien agir, faut-il vouloir le bien d'autrui ?
|
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Septembre 2000
Les hommes sont-ils des êtres à part dans la
nature ?
Les connaissances scientifiques sont-elles vraies ?
Sait-on toujours ce que l'on dit ?
Maîtrise-t-on le temps ?
Les arts sont-ils un langage ?
Est-ce un devoir de respecter la nature
?
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Juin 1999
- Inde
- Le passé a-t-il plus de réalité que
le futur ?
- Peut-on dire que la connaissance scientifique consiste
à substituer à la sensibilité de l’homme
celle d’un instrument de mesure ?
- Vous dégagerez l'intérêt
philosophique du texte suivant en procédant à
son étude ordonnée :
Soit un cube de bois. Que je le voie ou que je
le touche, on peut dire que j'en prends une vue, ou que
je le saisis par un côté. Il y a des milliers
d'aspects différente d'un même cube pour les
yeux, et aucun n'est cube. Il n'y a point de centre d'où
je puisse voir le cube en sa vérité. Mais
le discours permet de construire le cube en sa vérité,
d'où j'explique ensuite aisément toutes ces
apparences, et même je prouve qu'elles devaient apparaître
comme elles font […]. Retenons l'exemple facile du cube,
de ce cube que nul œil n'a vu et ne verra jamais comme il
est, mais par qui seulement l'œil peut voir un cube, c’est-à-dire
le reconnaître sous ses diverses apparences. Et disons
encore que, si je vois un cube, et si je comprends ce que
je vois, il n'y a pas ici deux mondes, ni deux vies ;
mais c'est un seul monde et une seule vie. Le vrai cube
n'est ni loin ni près ni ailleurs ; mais c'est lui
qui a toujours fait que ce monde visible est vrai et fut
toujours vrai. ALAIN
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Septembre
1999 - Antilles
- Leurs passions divisent-elles les hommes ?
- Pourquoi revendique-t-on le droit d’être
citoyen ?
- Vous dégagerez l'intérêt
philosophique du texte suivant en procédant à
son étude ordonnée :
« Mais je croyais avoir déjà
donné assez de temps aux langues, et même aussi
à la lecture des livres anciens, et à leurs
histoires, et à leurs fables. Car c’est quasi le
même de converser avec ceux des autres siècles
que de voyager. Il est bon de savoir quelque chose des mœurs
de divers peuples, afin de juger des nôtres plus sainement,
et que nous ne pensions pas que tout ce qui est contre nos
modes soit ridicule et contre raison, ainsi qu’ont coutume
de faire ceux qui n’ont rien vu. Mais lorsqu’on emploie
trop de temps à voyager, on devient enfin étranger
en son pays ; et lorsqu’on est trop curieux des choses
qui se pratiquaient aux siècles passés, on
demeure ordinairement fort ignorant de celles qui se pratiquent
en celui-ci. Outre que les fables font imaginer plusieurs
événements comme possibles qui ne le sont
point ; et que même les histoires les plus fidèles,
si elles ne changent ni n’augmentent la valeur des choses
pour les rendre plus dignes d’être lues, au moins
en omettent-elles presque toujours les plus basses et moins
illustres circonstances, d’où vient que le reste
ne paraît pas tel qu’il est, et que ceux qui règlent
leurs mœurs par les exemples qu’ils en tirent sont sujets
à tomber dans les extravagances des paladins de nos
romans, et à concevoir des desseins qui passent leurs
forces ». DESCARTES
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Juin
1999 - Sportifs de haut niveau
- Peut-on résister à la vérité ?
- Travailler, est-ce seulement mettre en œuvre une
technique ?
- Dégagez l'intérêt philosophique
du texte suivant en procédant à son étude
ordonnée :
La différence qui est entre les plus grandes
âmes et celles qui sont basses et vulgaires, consiste,
principalement, en ce que les âmes vulgaires se laissent
aller à leurs passions, et ne sont heureuses ou malheureuses,
que selon que les choses qui leur surviennent sont agréables
ou déplaisantes ; au lieu que les autres ont
des raisonnements si forts et si puissants que, bien qu’elles
aient aussi des passions, et même souvent de plus
violentes que celles du commun, leur raison demeure néanmoins
toujours la maîtresse, et fait que les afflictions*
même les servent, et contribuent à la parfaite
félicité dont elles jouissent dès cette
vie. (…). Ainsi, ressentant de la douleur en leur corps,
elles s’exercent à la supporter patiemment, et cette
épreuve qu’elles font de leur force, leur est agréable ;
ainsi, voyant leurs amis en quelque grande affliction, elles
compatissent à leur mal, et font tout leur possible
pour les en délivrer, et ne craignent pas même
de s’exposer à la mort pour ce sujet, s’il en est
besoin. Mais, cependant, le témoignage que leur donne
leur conscience, de ce qu’elles s’acquittent en cela de
leur devoir, et font une action louable et vertueuse, les
rend plus heureuses, que toute la tristesse, que leur donne
la compassion, ne les afflige. DESCARTES * littéralement
ce qui les afflige : événements malheureux
qui seraient susceptibles de les plonger dans la tristesse.
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Juin
1999 Antilles-Guyane
- Qu’est-ce qu’un homme juste ?
- Changer, est-ce devenir quelqu’un d’autre ?
- Vous dégagerez l'intérêt
philosophique du texte suivant en procédant à
son étude ordonnée :
« La source première de notre connaissance
est l’expérience. Pour qu’il y ait expérience,
il faut, absolument parlant, que nous ayons perçu
une chose elle-même. Mais on doit, en outre,
distinguer perception et expérience. D’entrée
de jeu la perception ne contient qu’un unique objet qui
est maintenant, de façon fortuite, ainsi constitué,
mais qui, une autre fois, peut être autrement constitué.
Or, si je répète la perception et que,
dans cette perception répétée, je remarque
et retienne fermement ce qui reste égal à
soi-même en toutes ces perceptions, c’est là
une expérience. L’expérience contient avant
tout des lois, c’est-à-dire une liaison entre
deux phénomènes telle que, si l’un est présent,
l’autre aussi suit toujours. Mais l’expérience ne
contient que l’universalité d’un tel phénomène,
non la nécessité de la corrélation.
L’expérience enseigne seulement qu’une chose est
ainsi, c’est-à-dire comme elle se trouve, ou donnée,
mais non encore les fondements ou le pourquoi ».
HEGEL
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Septembre
1999
- Peut-on considérer l’histoire
tout à la fois comme un savoir indispensable et comme
une science impossible ?
- Un bonheur sans illusion est-il concevable ?
- Dégagez l'intérêt philosophique
du texte suivant en procédant à son étude
ordonnée :
- Il y a une liaison dans les perceptions des animaux
qui a quelque ressemblance avec la raison ; mais elle
n’est fondée que dans la mémoire des faits,
et nullement dans la connaissance des causes. C’est ainsi
qu’un chien fuit le bâton dont il a été
frappé parce que la mémoire lui représente
la douleur que ce bâton lui a causée. Et les
hommes en tant qu’ils sont empiriques, c’est-à-dire
dans les trois quarts de leurs actions, n’agissent que comme
des bêtes ; par exemple, on s’attend qu’il fera
jour demain parce que l’on a toujours expérimenté
ainsi. Il n’y a qu’un astronome qui le prévoie par
raison ; et même cette prédiction manquera
enfin, quand la cause du jour, qui n’est point éternelle,
cessera. Mais le raisonnement véritable dépend
des vérités nécessaires ou éternelles ;
comme sont celles de la logique, des nombres, de la géométrie,
qui font la connexion indubitable des idées et les
conséquences immanquables. Les animaux où
ces conséquences ne se remarquent point sont appelés
bêtes ; mais ceux qui connaissent ces vérités
nécessaires sont proprement ceux qu’on appelle animaux
raisonnables. LEIBNIZ
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Juin
1999 Tunisie
- Peut-on être philosophe sans être
savant ?
- L’égalité des hommes est-elle un
fait ou une idée ?
- Vous dégagerez l'intérêt
philosophique du texte suivant en procédant à
son étude ordonnée :
Les animaux peuvent aussi sentir à l’extérieur
les objets corporels, grâce à leurs sens, et
s’en souvenir après les avoir fixés dans leur
mémoire, désirer parmi eux ceux qui leur conviennent
et éviter ceux qui leur nuisent. Mais reconnaître
ceux-ci, retenir non seulement les souvenirs amassés
naturellement, mais aussi ceux confiés volontairement
à la mémoire, imprimer à nouveau en
elle, par l’évocation et la pensée, ceux qui
glissent peu à peu dans l’oubli (car, de même
que la pensée se forme sur ce que contient la mémoire,
de même ce qui est dans la mémoire est consolidé
par la pensée) ; composer des visions imaginaires,
en choisissant, et pour ainsi dire en cousant ensemble n’importe
quels souvenirs ; voir comment, en ce genre de fictions,
on peut distinguer le vraisemblable du vrai, tant dans le
domaine spirituel que dans le domaine corporel ; tous
ces phénomènes et ceux du même genre,
même s’ils concernent et intéressent le sensible,
et tout ce que l’âme tire des sens, font quand même
appel à la raison, et ne sont pas le partage des
bêtes comme le nôtre(*). SAINT AUGUSTIN
(*) « ne sont pas le partage des bêtes
comme le nôtre » : n’appartiennent
pas aux bêtes comme aux hommes.
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Juin
1999 Métropole
- La philosophie peut-elle se passer d’une
réflexion sur les sciences ?
- Peut-on convaincre autrui qu’une œuvre d’art est
belle ?
- Dégagez l'intérêt philosophique
du texte suivant en procédant à son étude
ordonnée :
Le choix n’est certainement pas la même
chose que le souhait, bien qu’il en soit visiblement fort
voisin. Il n’y a pas de choix, en effet, des choses impossibles,
et si on prétendait faire porter son choix sur elles
on passerait pour insensé au contraire,
il peut y avoir souhait des choses impossibles, par exemple
de l’immortalité. D’autre part, le souhait peut porter
sur des choses qu’on ne saurait d’aucune manière
mener à bonne fin par soi-même, par exemple
faire que tel acteur ou tel athlète remporte la victoire ;
au contraire, le choix ne s’exerce jamais sur de pareilles
choses, mais seulement sur celles qu’on pense pouvoir produire
par ses propres moyens. En outre, le souhait porte plutôt
sur la fin, et le choix sur les moyens pour parvenir à
la fin : par exemple, nous souhaitons être en
bonne santé, mais nous choisissons les moyens qui
nous feront être en bonne santé ; nous
pouvons dire encore que nous souhaitons d’être heureux,
mais il inexact de dire que nous choisissons de l’être :
car, d’une façon générale, le choix
porte, selon toute apparence, sur les choses qui dépendent
de nous. ARISTOTE
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Juin
1999 Amérique du Sud
- Est-il possible de choisir ses sentiments ?
- L’Etat est-il l’ennemi de l’individu ?
- Dégagez l'intérêt philosophique
de ce texte en procédant à son étude
ordonnée :
Concernant la partie des créatures qui
est vivante, bien que dépourvue de raison, un traitement
violent et en même temps cruel des animaux est opposé
au devoir de l’homme envers lui-même, parce qu’ainsi
la sympathie à l’égard de leurs souffrances
se trouve émoussée en l’homme et que cela
affaiblit et peu à peu anéantit une disposition
naturelle très profitable à la moralité
dans la relation avec les autres hommes. Cela est vrai quand
bien même, dans ce qui est permis à l’homme,
s’inscrit le fait de tuer rapidement (d’une manière
qui évite de les torturer) les animaux, ou encore
de les astreindre à un travail (ce à quoi,
il est vrai, les hommes eux aussi doivent se soumettre),
à condition simplement qu’il n’excède pas
leurs forces ; à l’inverse, il faut avoir en
horreur les expériences physiques qui les martyrisent
pour le simple bénéfice de la spéculation,
alors que, même sans elles, le but pourrait être
atteint. Même la reconnaissance pour les services
longtemps rendus par un vieux cheval ou un vieux chien (comme
s’ils étaient des personnes de la maison) appartient
indirectement aux devoirs de l’homme, à savoir au
devoir conçu en considération de ces animaux,
mais cette reconnaissance, envisagée directement,
n’est jamais qu’un devoir de l’homme envers lui-même.
KANT
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Juin
1999 La Réunion
- L’Etat n’est-il nécessaire que parce
que les hommes manquent de morale ?
- Les historiens refont-ils l’histoire ?
- Dégagez l'intérêt philosophique
de ce texte en procédant à son étude
ordonnée :
Qu’elle [la science moderne] ait créé
la méthode expérimentale, c’est certain ;
mais cela ne veut pas dire qu’elle ait élargi de
tous côtés le champ d’expériences où
l’on travaillait avant elle. Bien au contraire, elle l’a
rétréci sur plus d’un point ; et c’est
d’ailleurs ce qui a fait sa force. Les anciens avaient beaucoup
observé, et même expérimenté.
Mais ils observaient au hasard, dans n’importe quelle direction.
En quoi consista la création de la « méthode
expérimentale » ? A prendre des procédés
d’observation et d’expérimentation qu’on pratiquait
déjà, et, plutôt que de les appliquer
dans toutes les directions possibles, à les faire
converger sur un seul point, la mesure, - la mesure de telle
ou telle grandeur variable qu’on soupçonnait être
fonction de telles ou telles autres grandeurs variables,
également à mesurer. La « loi »,
au sens moderne du mot, est justement l’expression d’une
relation constante entre des grandeurs qui varient. La science
moderne est donc fille des mathématiques ; elle
est née le jour où l’algèbre eut acquis
assez de force et de souplesse pour enlacer la réalité
et la prendre dans le filet de ses calculs. BERGSON
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Juin
1999 Centres étrangers
- L’invention technique relève-t-elle
de la raison ou de l’imagination ?
- Faut-il choisir entre être heureux et être
libre ?
- Dégagez l'intérêt philosophique
du texte suivant en procédant à son étude
ordonnée :
Ramener quelque chose d’inconnu à quelque
chose de connu, cela soulage, rassure, satisfait, et procure
en outre un sentiment de puissance. Avec l’inconnu, c’est
le danger, l’inquiétude, le souci qui apparaissent
– le premier mouvement instinctif vise à éliminer
ces pénibles dispositions. Premier principe :
n’importe quelle explication vaut mieux que pas d’explication
du tout. Comme au fond il ne s’agit que d’un désir
de se débarrasser d’explications angoissantes, on
ne se montre pas très exigeant sur les moyens de
les chasser : la première idée par laquelle
l’inconnu se révèle connu fait tant de bien
qu’on la « tient pour vraie ». La
preuve du plaisir (ou de l’efficacité) comme critère
de la vérité… Ainsi, l’instinct de causalité
est provoqué et excité par le sentiment de
crainte. Aussi souvent que possible le « pourquoi ? »
ne doit pas tant donner la cause pour elle-même qu’une
certaine sorte de cause : une cause rassurante, qui
délivre et soulage. NIETZSCHE
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Juin
1999 Asie
- Une société peut-elle être
objet de connaissance ?
- Peut-on échapper à son temps ?
- Vous dégagerez l'intérêt
philosophique du texte suivant en procédant à
son étude ordonnée :
La volonté qui ne se décide pas
n’est pas une volonté effective. L’homme sans caractère
ne parvient jamais à se décider. La cause
de l’indécision peut également résider
dans une certaine délicatesse de l’âme, laquelle
sait qu’en se déterminant, elle s’engage dans la
finitude, se donne des limites en abandonne ainsi l’infinité ;
mais elle ne veut pas renoncer à la totalité
qu’elle a en vue. Une telle âme est une âme
morte, même si elle veut être une belle âme.
Goethe dit […] que celui qui veut accomplir quelque chose
de grand doit savoir se limiter. Ce n’est que par la décision
que l’homme entre dans la réalité effective,
même s’il doit lui en coûter beaucoup. L’inertie
reste absorbée dans ses pensées et n’en veut
pas sortir, car elle se ménage ainsi une possibilité
universelle. C’est pourquoi la volonté sûre
d’elle-même ne va pas à sa perte en se déterminant.
HEGEL
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Juin
1999 Polynésie
- A quoi servent les preuves ?
- Y a-t-il un droit au travail ?
- Dégagez l'intérêt philosophique
du texte suivant en procédant à son étude
ordonnée :
« En ce moment je cause avec vous, je
prononce le mot « causerie ». Il est
clair que ma conscience se représente ce mot tout
d’un coup* ; sinon, elle n’y verrait pas
un mot unique, elle ne lui attribuerait pas un sens. Pourtant,
lorsque j’articule la dernière syllabe du mot, les
deux premières ont été articulées
déjà ; elles sont du passé par
rapport à celle-là, qui devrait alors s’appeler
du présent. Mais cette dernière syllabe « rie »,
je ne l’ai pas prononcée instantanément ;
le temps, si court soit-il, pendant lequel je l’ai émise,
est décomposable en parties, et ces parties sont
du passé par rapport à la dernière
d’entre elles, qui serait, elle, du présent définitif
si elle n’était décomposable à son
tour : de sorte que vous aurez beau faire, vous ne
pourrez tracer une ligne de démarcation entre le
passé et le présent, ni par conséquent
entre la mémoire et la conscience. A vrai dire, quand
j’articule le mot « causerie », j’ai
présents à l’esprit non seulement le commencement,
le milieu et la fin du mot, mais encore les mots qui ont
précédé, mais encore tout ce que j’ai
déjà prononcé de la phrase ; sinon,
j’aurais perdu le fil de mon discours. Maintenant, si la
ponctuation du discours eût été différente,
ma phrase eût pu commencer plus tôt ; elle
eût englobé, par exemple, la phrase précédente,
et mon « présent » se fût
dilaté encore davantage dans le passé. Poussons
ce raisonnement jusqu’au bout : supposons que mon discours
dure depuis des années, depuis le premier éveil
de ma conscience, qu’il se poursuive en une phrase unique,
et que ma conscience soit assez détachée de
l’avenir, assez désintéressée de l’action,
pour s’employer exclusivement à embrasser le sens
de la phrase : je ne chercherais pas plus d’explication,
alors, à la conservation intégrale de cette
phrase que je n’en cherche à la survivance des deux
premières syllabes du mot « causerie »
quand je prononce la dernière. Or, je crois bien
que notre vie intérieure tout entière est
quelque chose comme une phrase unique entamée dès
le premier éveil de la conscience, phrase semée
de virgules, mais nulle part coupée par des points ».
BERGSON
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Juin
1999 Liban
- Le réel se réduit-il à ce
que l’on perçoit ?
- Le travail est-il en lui- même aliénation ?
- Dégagez l'intérêt philosophique
du texte suivant en procédant à son étude
ordonnée :
Le droit ne dépend en rien de la disposition
d’esprit dans laquelle un acte est accompli. Il arrive très
souvent qu’on agisse de façon correcte par simple
crainte de la punition, ou parce qu’on a peur de n’importe
quelle autre conséquence désagréable,
telle que perdre sa réputation ou son crédit.
Il se peut aussi qu’en agissant selon le droit on songe
à la récompense qu’on obtiendra ainsi dans
une autre vie. Le droit comme tel est indépendant
de ces dispositions d’esprit.
Il faut distinguer droit et morale. Le droit peut très
bien permettre une action qu’interdise la morale. Le droit,
par exemple, m’autorise à disposer de mon bien de
façon tout à fait inconditionnelle, mais la
morale contient des déterminations qui limitent ce
droit de disposition. Il peut sembler que la morale permette
bien des actions que le droit interdit, mais la morale n’exige
pas seulement l’observation du droit à l’égard
d’autrui, elle ajoute de plus au droit la disposition d’esprit
qui consiste à respecter le droit pour lui-même.
C’est la morale elle-même qui impose que, d’abord,
le droit soit respecté, et que, là où
cesse le domaine du droit, interviennent des déterminations
morales.
Pour qu’une conduite ait une valeur morale, il est nécessaire
de discerner si cette conduite est juste ou injuste, bonne
ou méchante. HEGEL
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Juin 1999 Amérique
du Nord
- Pourquoi échangeons-nous ?
- Une théorie sans expérience nous apprend-elle
quelque chose ?
- Dégagez l'intérêt philosophique
du texte suivant en procédant à son étude
ordonnée :
« Celui dont les désirs ont atteint
leur terme ne peut pas davantage vivre que celui chez qui
les sensations et les imaginations sont arrêtées.
La félicité est une continuelle marche en
avant du désir, d’un objet à un autre, la
saisie du premier n’étant encore que la route qui
mène au second. La cause en est que l’objet du désir
de l’homme n’est pas de jouir une seule fois et pendant
un seul instant, mais de rendre à jamais sûre
la route de son désir futur. Aussi les actions volontaires
et les inclinations de tous les hommes ne tendent-elles
pas seulement à leur procurer, mais aussi à
leur assurer une vie satisfaite. Elles diffèrent
des passions chez les divers individus, et, pour une autre
part, de la différence touchant la connaissance ou
l’opinion qu’a chacun des causes qui produisent l’effet
désiré.
Aussi, je mets au premier rang, à titre d’inclination
générale de toute l’humanité, un désir
perpétuel et sans trêve d’acquérir pouvoir
après pouvoir, désir qui ne cesse qu’à
la mort. La cause n’en est pas toujours qu’on espère
un plaisir plus intense que celui qu’on a déjà
réussi à atteindre, ou qu’on ne peut pas se
contenter d’un pouvoir modéré : mais
plutôt qu’on ne peut pas rendre sûrs, sinon
en en acquérant davantage, le pouvoir et les moyens
dont dépend le bien-être qu’on possède
présentement ». HOBBES
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Juin
1999 Nouvelle-Calédonie – Session normale
-
- La force de notre volonté est-elle
autre chose que celle de nos désirs ?
- Faut-il une méthode pour découvrir la vérité ?
- Dégagez l'intérêt philosophique
du texte suivant en procédant à son étude
ordonnée :
« Je change donc sans cesse. Mais ce n’est pas
assez dire. Le changement est bien plus radical qu’on ne
le croirait d’abord. ? Je parle en effet de chacun
de mes états comme s’il formait un bloc. Je dis bien
que je change, mais le changement m’a l’air de résider
dans le passage d’un état à l’état
suivant : de chaque état, pris à part,
j’aime à croire qu’il reste ce qu’il est pendant
tout le temps qu’il se produit. Pourtant, un léger
effort d’attention me révélerait qu’il n’y
a pas d’affection, pas de représentation, pas de
volition1 qui ne se modifie à tout moment ;
si un état d’âme cessait de varier, sa durée
cesserait de couler. Prenons le plus stable des états
internes, la perception visuelle d’un objet extérieur
immobile. L’objet a beau rester le même, j’ai beau
le regarder du même côté, sous le même
angle, au même jour : la vision que j’ai n’en
diffère pas moins de celle que je viens d’avoir,
quand ce ne serait que parce qu’elle a vieilli d’un instant.
Ma mémoire est là, qui pousse quelque chose
de ce passé dans ce présent. Mon état
d’âme, en avançant sur la route du temps, s’enfle
continuellement de la durée qu’il ramasse ;
il fait, pour ainsi dire, boule de neige avec lui-même.
A plus forte raison en est-il ainsi des états plus
profondément intérieurs, sensations, affections,
désirs, etc., qui ne correspondent pas, comme une
simple perception visuelle, à un objet extérieur
invariable. Mais il est commode de ne pas faire attention
à ce changement ininterrompu, et de ne le remarquer
que lorsqu’il devient assez gros pour imprimer au corps
une nouvelle attitude, à l’attention une direction
nouvelle. A ce moment précis on trouve qu’on a changé
d’état. La vérité est qu’on change
sans cesse, et que l’état lui-même est déjà
du changement ». BERGSON 1 volition :
acte de vouloir
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| - 1980 - (Religion
) La notion de paradis a-t-elle un sens exclusivement religieux ?
( Poitiers) - (Personne ) Tout individu en vaut-il un autre ? (Grenoble ) - ( Perception) L'expression « Voir les choses telles qu'elles sont »
a-t-elle un sens ? (Strasbourg ) - (Conscience ) Quelle relation la conscience entretient-elle avec ses objets ?
( Rennes) - ( Illusion) Y a-t-il une fonction de l'illusion ? (Clermont-Ferrand
) - (Droit ) D'où vient la force de la loi ? ( Lille) - ( Devoir) Y a-t-il des valeurs universelles ou toute valeur est-elle particulière ?
(Toulouse ) - ( Droit) Comment punir ? (Limoges ) - ( Art) Des artistes, pour quoi faire ? (Grenoble ) - (Art ) Le but de l'art est-il de nous divertir ? (Polynésie ) - ( Justice) L'individualisme peut-il être légitimé ? ( Japon) - ( Jugement) En quel sens un jugement peut-il être dit nécessaire ? (Nancy-Metz
) - ( Liberté) Les hommes se croient-ils déterminés parce qu'ils se masquent leur
responsabilité ou bien se croient-ils libres parce qu'ils
ignorent les causes de leurs actes ? (Rouen ) - (Langage ) Quel usage le poète fait-il du langage ? (Dijon ) - (Langage ) Pourquoi les mots ont-ils plusieurs sens ? ( Clermont-Ferrand
) - (Devoir ) Dans quelle mesure la morale doit-elle prendre en compte la réalité
politique ? (Montpellier ) - ( Pouvoir) Tout pouvoir est-il nécessairement injuste ? (Amérique
du Nord ) - ( Science) La science peut-elle résoudre les problèmes politiques ? (
Bordeaux) - ( Science) Quels sont les obstacles qui s'opposent au développement de la connaissance
scientifique ? (Dijon ) - (Temps ) Le temps n'est-il qu'une succession d'instants ? ( Rennes) - (Temps ) Que signifie, lorsqu'il s'agit du temps ou de la durée, le terme
« présent » ? ( Rouen) - (Sens ) Faut-il donner un sens à la souffrance ? ( Orléans-Tours
) - ( Travail) Le travail peut-il être l'expression de la dignité humaine ?
(Antilles-Guyanne ) - ( Théorie et Exp. ) Expliquez et, éventuellement, discutez la formule : « je
ne crois que ce que je vois ». (Nantes ) - ( Vérité) Suffit-il de dire la vérité pour convaincre ? ( Pondichéry) - ( Vérité) Qu'y a-t-il de plus facile : déceler des erreurs ou reconnaître
des vérités ? ( Caen) - ( Vérité) Pourquoi vouloir le vrai ? (Besançon ) - ( Mort) Peut-on se croire immortel ? ( Nantes) |
| - 1979 - (Illusion)
La réalité : qu'entendons-nous par là ? (Bordeaux)
- (Imagination) Dans quelle mesure est-il nécessaire d'imaginer pour connaître ?
(Nantes) - (Liberté) Quel est ce « je » qui dit « je suis libre » ?
(Amérique du Sud
) - (Histoire) La vérité peut-elle avoir une histoire ? (Nancy-Metz)
- (Irrationnel) Pourquoi le philosophe s'intéresse-t-il à la folie ? (Strasbourg)
- (Liberté) Peut-on obéir sans cesser d'être libre ? (Nancy-Metz)
- (Art) De quelle liberté l'art témoigne-t-il ? (Bordeaux)
- (Autrui) Pouvons-nous penser autrui autrement qu'à partir de nous-mêmes ?
(Caen) - (Désir) Ne désire-t-on que ce qui a du prix pour autrui ? (Strasbourg)
- (Art) Dans quelle mesure l'art relève-t-il de l'illusion ? (Nice-Ajaccio)
- (Devoir) La politesse a-t-elle une valeur morale, ou bien n'est-elle qu'une
convention sociale ? (Caen)
- (Devoir) Peut-on faire le mal pour le mal ? (Amérique
du Sud) - (Vivant) Qu'est-ce qu'un malade ? (Clermont-Ferrand)
- (Violence) Justifier la violence par un discours, est-ce nécessairement se contredire ?
(Nice-Ajaccio) - (Irrationnel)
La pensée humaine peut-elle refuser l'irrationnel ? (Aix-Marseille
) - (Mort) Le rôle de la philosophie est-il de nous faire oublier la mort ?
( Besançon ) - (Mort) La certitude d'être mortel est-elle un obstacle à mon bonheur ?
( Lille) |
| - 1978 -
(Histoire) Pourquoi peut-on parler d'une « histoire » des sciences ?
(Reims) - (Droit)
Défendre ses droits, est-ce la même chose que défendre ses intérêts ?
(Toulouse) - (Art) Quel besoin l'homme a-t-il de produire des œuvres d'art ? (Dijon)
- (Temps) L'avenir est-il une page blanche ? (Clermont-Ferrand
) - (Droit) Peut-on revendiquer le droit au secret ? (Lyon)
- (Droit) Etre égaux, est-ce être identiques ? (Paris)
- (Vérité) Y a-t-il un critère du vrai ? (Nantes) |
| - 1977 - ( Mémoire) Peut-on dire avec Nietzsche que « l'oubli est une forme et la
manifestation d'une santé robuste » ? (Côte
des Somalis ) - ( Anthropologie) Est-on possesseur de son corps ? (Reims
) - (Etat) Quelles sont les différentes fonctions de l'Etat ? (Limoges)
- (Langage) Le sens de ce que l'on dit se réduit-il à ce que l'on veut dire ?
(Aix-Marseille) - ( Langage)
Y a-t-il plusieurs sortes de langage ? (Amiens)
- (Histoire) L'histoire joue-t-elle pour nous le rôle d'une mythologie ? (Besançon)
- (Irrationnel) L'irrationnel est-il nécessairement absurde ? (Clermont-Ferrand)
- (Liberté) Le corps est-il pour ma liberté un instrument ou un obstacle ?
(Aix-Marseille) - (Liberté)
Quel est ce « je » qui dit « je suis libre » ?
(Poitiers) - (Art) Dans une civilisation tout obsédée des exigences techniques et de
rendement quelle peut être, selon vous, la fonction de l'art ?
(Côte des Somalis)
- (Art) Est-il possible, dans le domaine des arts, d'avoir tort ou raison,
lorsqu'on dit : « C'est beau » ? (Dijon)
- (Droit) Peut-on parler d'un droit naturel ? (Amiens)
- (Religion) La religion est-elle fondée sur la peur de la mort ? (Dijon)
- (Vérité) Le mot vérité a-t-il un sens au singulier ou au pluriel ? (Dijon)
- (Passions) Que signifie l'expression « être maître de ses passions » ?
(Toulouse) - (Autrui) Peut-on se porter garant d’autrui ? (Grenoble)
- (Philosophie) Peut-on philosopher sans lire les philosophes ? (Strasbourg)
- (Théorie et Exp.) Le terme « expérience » a-t-il le même sens dans les expressions :
« avoir de l'expérience » et « faire une expérience » ?
(Montpellier) - (Théorie
et Exp.) Que signifie pour le savant la notion d'imprévisible ? (Caen)
- (Illusion) La connaissance de la vérité entraîne-t-elle nécessairement la disparition
de l'illusion ? (Grèce-Tunisie)
- (Etat) Ordre et progrès (Lyon) - (Etat
) La raison d'être de l'État est-elle de garantir la sécurité du citoyen ?
(Polynésie) - (Imagination)
L'imagination n'est-elle qu'une mémoire qui ne se contrôle plus ?
(Nice-Ajaccio) - (Langage)
- Le langage est-il un instrument de domination ? (Amiens)
- (Histoire) L'historien peut-il faire l'économie d'un philosophie de l'histoire ?
(Rennes) - (Philosophie)
« Curiosité de tout et curiosité du tout » : définiriez-vous
ainsi la réflexion philosophique ? (Rouen)
- (Philosophie) Notre désir de savoir est-il satisfait par les sciences ? (Reims)
-( Mort) Penser à la mort, est-ce pour vivre ou pour mourir ? (Toulouse) |
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